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- Un hros de Bucovine
Chronologie de sa vie
vido – le monument d’Ion Gr?mad? Suceava
Histoire de la famille Gr?mad?
vido: 1er Dcembre, la Fte nationale – crmonies Suceava

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Un hros de Bucovine

“…C’est a qui reste aprs chacun de nous dans ce monde: le bien qu’on a fait pour les autres. Tout le reste n’est que poussiere et cendre portes par le vent.”
Ion Gr?mad?
crivain, historien et journaliste, hros roumain de la Premire Guerre mondiale, Ion Gr?mad? est n le 3 janvier 1886 dans le village de Zahare?ti, en Bucovine, province de l’ancien Empire austro-hongrois, actuellement le comt de Suceava dans la Roumanie. Enregistr l’Universit de Tchernivtsi et par la suite, l’Universit de Vienne, il tudie l’histoire et la gographie et obtien son doctorat dans ces domaines en 1913 avec une thse sur la contribution des Roumains au sige de Vienne. Il a galement publi de nombreux articles et des tudes dans beaucoup de revues littraires, sur la Bucovine ancienne. Il a fond le magazine d’information De?teptarea (L’veil) Tchernivtsi en 1907, et a t rdacteur au journal local Via?a nou? (La Vie nouvelle).
Mobilis par l’arme roumaine en 1916 (Premire Guerre mondiale), il a insist d’tre envoy sur le front, o il sera plac au commandement d’un peloton du Corps des chasseurs alpins (vn?tori de munte – troupes d’lite spcialiss dans la lutte sur le terrain difficile). Il va tre abattu au cours d’une attaque le 27 aot 1917, sur les hauteurs de Cire?oaia, Bac?u, Roumanie.
Comble par la mmoire du hros, la personnalit trs distingue de l’crivain rjouit le prestige secret de l’inconnu. Il est mort l’ge de 31, sans avoir eu la chance d’achever son travail. Les dictionnaires littraires le placent brivement et un peu simplement dans le courant traditionel de sa gnration d’crivains roumains; pourtant, ses nouvelles, parues l’poque dans une manire disparate en diverses revues littraires, rvlent une prose remplie de nostalgie, tension et mystre, spcifique la littrature de l’Europe centrale, avec des subtiles traites psychologiques et une rare habilit pour le portrait. Aprs quelques efforts importants dploys pour rassembler ses uvres, les textes littraires d’Ion Gr?mad? attend toujours une publication intgrale.

Chronologie de sa vie

1886
3 Janvier – il est n Zaharesti, petit village de Bucovine, province dans l’ancien Empire d’Autriche-Hongrie (actuellement en Roumanie), le fils de Paraschieva et Constantin Gr?mad?. Il est le premier n; ses frres sont: Dumitru, Alexandru, Natalia et Porfira.

1893
Il suit l’cole primaire dans levillage.

1897
Il s’inscrit au Lyce grec-orthodoxe, Suceava (aujourd’hui le Lyce “Stefan cel Mare”). Parlant couramment l’allemand, le franais et l’italien, il dcouvre la littrature, grce aux lectures substantielles des auteurs trangers, pricipalement des franais trs populaires l’poque, et il envisage galement quelques traductions en roumain.


- carte de l’Empire austro-hongrois -

1904
Envoie ses premiers crits quelques revues littraires. Sous le pseudonyme Nicu Nalba, ses nouvelles “De Inviere” (Clbrer la Rsurrection) et “ntoarcerea” (Le Retour) apparaissent dans le magazine littraire Junimea literar? de Tchernivtsi (1904), et la nouvelle “n ajunul desp?r?irii” (Avant qu’on nous spart) est publie dans le magazine Luceaf?rul (octobre 1905).

1905
Il remporte un concours d’criture pour son rcit “In Abbiategrasso”, et lui est dcern, travers les voix des lecteurs, le prix littraire de la revue Junimea literar?.

1906
Termine ses examens de fin de scolarit et s’inscrit l’Universit de Tchernivtsi, la Facult de Lettres, dans les spcialites histoire et gographie.
Il reste dans Tchernivtsi jusqu’en 1910, et continue crire des nouvelles, des rcits, et aussi quelques traductions.
Il devient membre du comit de la Socit des tudiants Junimea, et le prsident de son dpartement littraire.

L’Universit de Tchernivtsi

1907
15 novembre – Il devient le fondateur de la gazette populaire De?teptarea (L’veil), “le journal d’information le mieux ralis et le plus populaire de Bucovine” (cf. Constantin Loghin, “Via?a ?i opera lui Ion Gr?mad?”, Junimea literar?, 1923 , nr. 10-11-12).
1910
Il est libr de l’arme impriale, aprs avoir t diagnostiqu avec une dficience cardiaque, probablement presente ds sa naissance, et de la bronchite, qui volue en pleursie cause du climat svre de la montagne.
Durant l’t, il retourne au royaume de la Roumanie, o il assiste l’ouverture des confrences de Nicolae Iorga, le plus grand historien roumain, V?lenii de Munte. son avis, il commence traduire le rcit La Roumanie ou Histoire, langue, littrature, ortographie, statistique etc. des Roumains de J.A. Vaillant, paru Paris en 1844.
l’automne, il s’inscrit l’Universit de Vienne suivant son mcontentement par rapport au niveau de l’enseignement l’Universit de Tchernivtsi.
Il est membre de la socit d’tudiants “Romnia Jun?”, et devient rapidement le prsident de son dpartement littraire. Dcid crire l’histoire de cette socit l’occasion de son 40me anniversaire, il se rend Bucarest pour tudier les documents ncessaires Biblioteca Academei Romne (La Bibliothque de l’Acadmie roumaine).
Bon nombre de ses articles sont publis dans des revues ou des magazines comme Deutsches Volksblatt (de Vienne), Tribuna, Romnul, ou Via?a romneasc? (de Roumanie).
Sa premire anthologie, Din Bucovina de alt?dat? (De la vieille Bucovine), une antologie de rcits historiques, est publie.

1908
Organise des rencontres littraires et invite des auteurs de l’ancien Royaume de la Roumanie: Simion Mehedinti, Constatin Sere, St. O. Iosif, Mihail Sadoveanu, Dimitrie Onciul, Nicolae Iorga, etc.
Participe frquemment avec d’autres jeunes crivains des rencontres littraires dans la rsidence du prtre Constantin Morariu de P?tr?u?i, o il fait la connaissance de ses deux filles, Victoria et Elvira. Il tombe amoureux d’Elvira, jeune femme avec une brillante ducation musicale et beaucoup de talent pour l’criture, qu’il va faire la cour intensment. Avant son dpart pour l’Italie, les deux taient presque officiellement fiancs.
Il est employ comme prcepteur par le ministre Al. Constantinescu pour son fils, Atta Constantinescu (futur ministre lui-mme dans le gouvernement Antonescu), et doit se presenter sa rsidence familiale d’Abbazia, en Italie. L’emploi, plutt importante financirement, lui offre certains loisirs, tranquillit, et la possibilit de visiter le pays.

1909
Il va visiter Rome, Florence, Venise, Bologne, Ancora, prenant une vacance dont il parle joyeusement dans ses lettres.
En raison de la grande distance entre les deux, les relations avec Elvira devient plus froides (plus tard, elle pousera l’crivain Ilie E. Torou?iu).
En octobre, il est mobilis pour le service militaire par l’arme impriale austro-hongroise. Il rejoint un rgiment de chasseurs alpins (troupes d’lite spcialises dans la lutte sur un terrain difficile), et est stationn dans Tirent, dans la rgion du Tyrol, au nord de l’Italie. Le climat va lui rende rapidement malade. Dans une lettre adresse son ami Vasile Grecu le 17 novembre, il dit: “J’ai t dans un hpital au cours des six dernires semaines, atteints de paludisme”. La suspicion de paludisme n’a pas t confirm et la maladie se rvle unebronchite.

1912
Aprs son arrive Arad, en Roumanie, en mai, il va tre embauch en tant que rdacteur en chef de la revue Romnul. Il est trs actif dans le travail de rdaction, et crit des articles de plus en plus engags sur les idaux roumains de l’unit nationale.
Il contribue galement aux magazines Tribuna de Cluj et Via?a nou? de Tchernivtsi.

1913
1 janvier – Mcontent de l’atmosphre intrne des petites manoeuvres de la rdaction, il retourne Vienne.
16 juillet – Il obtient son doctorat en histoire l’Universit de Vienne, avec une thse sur la contribution des Roumains au sige de Vienne en 1683.
l’automne, il devient professeur au lyce de Tchernivtsi, enseignant l’histoire et la logique.

L’Universit de Vienne

1914
Il est rdacteur Via?a nou?.
Aot – dbut de la Premire Guerre mondiale.
Septembre – Il rjoints des centaines de Roumains de Bucovine qui refusent de lutter dans l’arme austro-hongroise contre leurs propres frres roumain. En se considrant comme dserteur de l’arme austro-hongroise, il traverse la frontire pour se rendre en Roumanie, o il est lu dans le comit des citoyens rfugis de la Bucovine.
Il crit un touchant manifeste de soutien pour l’idal roumains de l’unit nationale.

1915
Il tient le discours de soutien lors de la prestation du serment par les volontaires de Bucovine.
Il travaille sur un livre polmique regroupant des articles illustrant son engagement en faveur de l’implication de la Roumanie dans la guerre contre les Puissances centrales, un livre qu’il aimerait nomm Cartea sngelui (Le Livre du sang). Pour des raisons inconnues, lies probablement aux conditions de guerre, l’ouvrage n’a jamais t publi. (Le livre ne doit pas tre confondu avec le tome homonyme qui parut en 2002, rassemblant une monographie et une brve anthologie des crits d’Ion Gr?mad?.)
Il enseigne l’allemand l’cole secondaire militaire roumaine de M?n?stirea Dealu.
Mars – Il est mobilis sur son lieu de travail.

1916
27 aot – La Roumanie entre en guerre.

“La Roumanie dclare la guerre l’Autriche-Hongrie”,

titre dans le journal national roumain “Universul”

Il refuse le statut de mobilis son lieu de travail, ou d’instructeur pour les rserves et les recrutes, et demande tre envoys au front.
Il refuse encore les nouvelles offres de rester professeur l’cole militaire, ou d’instruire des jeunes recrues dans l’arme, des services derrire la ligne de front qui aurait lui sauver la vie.
Il est mobilis et envoy la premire ligne de front, comme il le souhaitait, avec le grade de Sous-lieutenant. En atteignant son rgiment, il refuse encore d’tre instructeur de recrues, ou bien observateur pour son bataillon, et demande le commandement d’un peloton. Il est charg d’un peloton du premier bataillon du 8e rgiment du Corps de chasseurs alpins, qui appartient la deuxime arme, Marasti, sur la ligne de dfense de la Moldavie, et au milieu des combats les plus intenses contre les troupes allemands depuis le dbut de la guerre.

1917, 27 aot
Lors d’un assaut, il est abattu d’une balle sur les hauteurs de Cire?oaia. Bless, ses derniers mots ont t: “Sergent Donose, prends le commandement du peloton et amene-lui en avant… tout droit, en avant.” Il s’effondre ensuite sous une autre rafale de l’ennemi. Ses camarades essayent de lui rcuprer et de lui retirer de la ligne de feu, en l’envoyant un poste mdical pour prendre soin de ses blessures, mais il va mourir sur le chemin. Il avait 31 ans.
Aprs la victoire, les officiers de la 8e rgiment du Corps des chasseurs alpins vont prendre soin de son internement ct d’un autre officier, dans une clairire sur les hauteurs de Cire?oaia. Sa tombe est marqus d’une croix de bois.
11 dcembre – sa tombe a eu lieu un service religieux, en prsence du prince Carol, le futur roi Carol II de Roumanie. Une allocution est faite par le lieutenant Tiberiu Crudu, crivain et camarade de guerre.

1926, Mai 12
Sa dpouille mortelle va tre apporte Suceava pour la rinhumation. la crmonie participe une garde du Corps des chasseurs alpins provenant du 12e bataillon, sous le commandement du Colonel Gheorghe Teodorescu de la garnison de Suceava. Le convoi funbre s’arrt d’abord la forteresse de Suceava, pour un service religieux. Le cercueil va tre expose ensuite dans la chapelle du monastre St. Jean, o il restera pendant plus d’un mois. Le dimanche 20 juin, la crmonie de rinhumation a lieu au cimetire de la ville. La famille est reprsente par Constantin Gr?mad?, le pre de l’crivain. Avec une foule nombreuse prsente sur les lieu, des discours du prfet de la ville, du maire, des lus locaux, des dlgus, des amis et des camarades de guerre ont t donns en son honneur. cot de sa tombe a t rig une troita, crucifix traditionnel en bois massif. Chaque anne, le 27 aot, ou sur la Fte nationale de la Roumanie, ou bien dans la Journe commmorative des Heroes , des crmonies et des services religieux sont tenus pour honorer sa mmoire.

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vido – le monument d’Ion Gr?mad? Suceava

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L’histoire de la famille Gr?mad?

Parmi les familles les plus connues de Bucovine, la famille Gr?mad? a des descendants dans Cmpulung Moldovenesc, Zahare?ti et Suceava, et tire ses origines de Transylvanie, du nord de la rgion roumaine de Maramure?.
cause des perscutions religieuses et administratives des autorits hongroises, les Roumains de sept villages de la zone Vrful, autour de Bor?a, Vrful Pietrosul, Toroioaga, Vrful Ineu, Piatra Ars?, ont dcids, en 1727, de traverser les montagnes par le passage de Prislop, dans une nuit, avec leurs moutons, les vaches et tous leurs biens, en Moldavie, dans le district actuel de Suceava.

Pietrosul Piatra Ars?

Ces Roumains ont t diriges par un vornic (grand chef de la communaut) et douze chefs de village, dont l’un tait Irodion Gr?mad?. Les Gr?mad?s taient des paysanes riches ou de la catgorie moyenne. Install Campulung Moldovenesc , un Gheorghe Gr?mad? est formellement reconnu d’avoir en proprit 60 iugere (30 hectares) de terres et 702 stnjeni (1400 mtres carrs) de fort et aussi 3 iugere de foin dans la region du montagne Rar?u. Un Gherasim Gr?mad? et un Ion Gr?mad? deviendront, en 1850, vornici dans le mme Cmpulung Moldovenesc. Plus l’st, la famille Gr?mad?, avec les familles B?i?an, F?rt?i? et Obreja, vont s’tablir dans le XVIIIe sicle Zaharesti, petit village situ prs de Suceava.


L’crivain Ion Gr?mad?, fils de Paraschieva (ne Ga?par) et Constantin Gr?mad?, a eu 2 frres, Alexandru et Dumitru, et 2 soeurs, Natalia et Porfira. Il n’a pas t mari et n’a pas eu des successeurs directs. Ses frres vont quitter le pays pour chercher du travail Montral, au Canada, d’o seulement Dumitru reviendra; install l-bas, Alexandru aura trois enfants, John (1934-2003), Rachela (ne en 1937) et Varvara (ne en 1940). Les soeurs de l’crivain vont ensuite se marier.
Il y a aujourd’hui de nombreux descendants des frres et des soeurs de l’crivain: Axenia Baltaru (Suceava, Roumanie), Elena Mindoiu (Bucarest, Roumanie) et Mircea Gr?mad? (Dsseldorf, Allemagne), les enfants de Dumitru; Cornelia At?n?soaie (Suceava, Roumanie), la fille de Porfira; Fili?a Bandol (Zahare?ti, Roumanie), la fille de Natalia; Rachela Maguire (Toronto, Canada) et Varvara Shields (Ville St-Pierre, Canada), les filles d’Alexandru – tous, nices et neveux de Ion Gr?mad?,avec leurs descendants.

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1er Dcembre, la Fte nationale de la Roumanie:
des crmonies Suceava

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